Je vais mieux, +++

•Sorti France le : 30 mai 2018
•Synopsis et bande-annonce : jevaismieux (via EuropaCorp/YouTube)
•Chronique :

 

—   Comédie qui transpire… la comédie française – Elmosnino au poil – Un Berléand à qui la retenue et la grandiloquence vont très bien   —

« Ça nous fait un bien fou toutes tes galères ! » Un pour qui ce n’est pas la joie et qui se complique la vie bien plus que les autres qui la lui compliquent déjà…volontairement ou pas. Attention, Ça Va Mieux ne vous fera pas vous sentir mieux, mais vous apportera un début de réponse à certains de vos maux.

Car quand tout vous tombe dessus et que dire les choses semble être la seule voie pour la guérison, le film montre qu’il faut se préparer à avoir mal, être prêt à encaisser ce que vous allez entendre quand les autres vous diront leur quatre vérités ainsi que leur.s reproche.s.
En effet, en mode reconquête de soi où il faut surtout se dire les choses, ce film montre aussi le courage, la violence que chacun doit se faire pour s’en sortir et surtout, il n’obnubile pas les conséquences de la libéralisation de la parole qui créée comme des…malaises.
Sa morale est de faire comprendre que la dépression « C’est pas bien » et que faire la paix avec soi est bon précieux. De fait, cette comédie légère et faussement dramatique, dans l’esprit feel-good movie avec un petit air théâtral,  s’apparente à un film thérapie sur les frustrations qui nous rongent de l’intérieur.

Ça Va Mieux évoque donc ces fichus problèmes dans notre vie, ceux menant à un dérèglement psychologique avec les répercussions physiques qu’il provoque. C’est à nouveau l’illustration du fameux : « Tracasse-toi bien les méninges, laisse le stress et l’anxiété t’envahir, n’écoute pas ton corps et celui-ci te le fera payer cher, jusqu’à ce que tu décides à te bouger le cul. » Comme le film Thelma, le fantastique en moins, le livre comme son adaptation ciné alerte sur les dangers du non-dits ou non vécus..
Ça Va Mieux ça va, mais malgré un bon Elmosnino, il manque quelque chose, une sensation que la très courte durée accentue. En effet, il y a cette fichue impression que le réalisateur n’a pas pris trop de risque en se contentant de respecter l’esprit du roman, qu’il semble avoir adapté à la lettre. Elle est tenace cette impression, tout du long en fait. Bonne toile !

 

  • Adaptation cinématographie du livre éponyme de David Foenkinos paru en 2013 (Pas Lu).

 

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