Mary Shelley, +++-

•Sorti France le : 8 août 2018 // Vu le : 14 août 2018
•Synopsis et bande-annonce : maryshelley (via Pyramide Distribution/YouTube)
•Chronique :

 

—  Un père bon conseiller – Des gênes justifiant ses bonnes prédispositions –  Des belles paroles sur le couple et un arrêt du temps   —

Fresque romanesque où‎ il vous sera difficile de ne pas succomber à Elle Fanning, Mary Shelley ne doit pas se regarder seulement comme telle, au risque de passer à côté de choses très intéressantes.

Et pour cause, faux conte de fées qui montre la vie d’une ado devenue par la suite jeune adulte forte et femme courage qui laissait son émancipation la consumer de l’intérieur – question de ne pas trop déranger son looser‎ de mariMary Shelley aborde bien des sujets comme il évoque une époque où le féminisme ne portait pas encore clairement cette dénomination. Mais elle Mary, y était bien dedans.
Mary Shelley est aussi un film où l’on comprend bien des choses, à l’exemple du terme « Vampire. » Se libérer de ces (vampires) hommes, de nuisibles qui parasitent votre tranquilité, vous prennent avec beaucoup de subtilité ou sans vergogne ce qui vous permettrait d’avancer dans votre vie. De la même manière, on comprend que « Frankenstein » fut un personnage façon hyperbole littéraire pour extériosiser ses maux, donner vie à ses pensées, à sa vie. En effet, « Frankenstein », cet être fictif dont la réanimation du corps – fait des moultes morceaux de corps humains – était une métaphore de sa propre vie, vie dans laquelle sa passion, ses réussites, ses défaites, ses désillusions s’étaient matérialisé.e.s. D’une certaine manière, nous avons tous un Frankenstein, et en voyant ce biopic, on s’en rend compte.

En conclusion. Ce biopic est à voir pour deux choses importantes. Voir ce que fut le combat d’une femme aspirant à être (- pour moi, en voyant ce film, je constate qu’elle a passivement été ou est un grand nom du féminisme du 19ème siècle -), et découvrir une œuvre pour comprendre toutes celles qui s’en sont inspirées, notament les adaptations ciné qui vous le constaterez, sont bien galvaudées, mais sont surtout vulgaires dès lors que l’on connaît la génèse…qui est pleine de sens.
Car oui, Après avoir vu Mary Shelley, vous ne regarderez plus les films sur le « monstre » F‎rankenstein de la même façon. Par contre, les hommes, le jaillissement de la nullité des parasites qui vous empêchent d’être vous ou vous font devenir médiocre, alors que vous avez tout ce qu’il faut pour réussir, ça, c’est autre chose. Intéressant sans être THE biopic, ce film a des atouts faisant qu’il se laisse regarder sans mal, et très utile pour sa propre culture G.
Une inspiration « galvanisante » qui ne demandait qu’à émerger, une nuit et un défi plus tard fut le point de départ de l’épopée, un instant qui où une grande écrivaine décida d’être, Mary Shelley. Bonne toile !

« Sans public les discours, poèmes, contes restent des mots sur une page »

« Comment une femme toute forte qu’elle soit, devient aussi vulnérable face à l’amour !? »

« Aimer lire, c’est aimer avoir tout à sa portée »