Sons, +++-

•Sortie France le : 10 juillet 2024
•Synopsis et bande-annonce : sons-vostfr (via Les Films du Losange/YouTube)
•Chronique :

 

Cadrage pour que le public se sente lui aussi à l’étroit ? Toujours ce truc avec l’observation Le réalisateur aime varier ses plaisirs

Il y a des films qui font de vous un spectateur et d’autres un observateur. Sons, comme l’excellent The Guilty du même réalisateur, nous positionne en observateur et bien sûr, si on éprouve un quelconque plaisir à cela, il faudra se poser des questions.‎

Un conseil dit ceci : « Il faut laisser ses métaux à la porte d’entrée. »
Ce conseil est plus connu sous cette forme : Il faut laisser ses problèmes à l’extérieur de son lieu de travail ou de son foyer. Bref, il faut faire la part des choses.
Bien motivée, Eva, une femme et mère perturbée par un événement du passé, souhaite être transférée dans le quartier de prison où d’autres de ses collègues n’ont pas vraiment envie d’aller. Avec son air tranquille et avenante, il faut peut-être se méfier d’Eva.

Quand on est une mère, que cela doit être dur d’entendre ceci : « Il est irrécupérable »‎ , « On ne peut pas tous les sauver. »
Le film qui pour moi pose la question de l’objectivité quand son propre instinct maternel, associé à de la culpabilité,‎ pousse à faire des choses que personnes d’autres que vous ne peut expliquer, Sons montre un de ces complexes cas de figures, un de ces défis que la vie nous impose à relever.

La condition des personnages des films de Gustav Möller — qui ici m’a semblé nous la faire à la Denis Villeneuve — n’est jamais simple, voire, elle est délicate.
Les situations qu’il nous présente s’apparentent toujours à des auscultations promptes à du rachat d’erreurs qui les ont marqué, mais qui auraient aussi impactées la vie d’autres personnes. En effet, l’implication dans ce qui s’apparente à l’offre d’une seconde chance pour s’expier de ce poids‎ étouffant du passé, de la souffrance et la douleur intérieure est… houlà, je ne l’avais pas vu celle-là ! Mince alors !

Avec l’excellent The Guilty,‎ j’avais été marqué par ce suspense qui me donnait des nœuds au ventre. Avec Sons, la donne est tout autre.
Le film donne moins dans le prenant, en revanche, il excelle dans le contre-pied avec une raison et une motivation qui peuvent se comprendre quand le scénario nous dévoile le mystère. (- Sacrée bande-annonce va ! -)
Contrairement à The Guilty, ici il est compliqué de comprendre les actes d’une personne et c’est ce mystère, ce pourquoi, qui fait tout l’intérêt du film. La chute ne déçoit pas ! Bonne toile !

 

 

« Chacun fait du mieux qu’il peut »

 

 


 

@cineprochereviews