L’homme irrationnel, ++++

Une muse, Emma Stone, dont on ne peut plus, nous aussi, se passer – L’ambiance allienienne et un sujet pas commun – Une recette qui n’a pas perdu une once de sa saveur.

La passion et la culpabilité ou l’excitation de la transgression. Un nouveau film de Woody Allen est toujours un événement. Quand tout porte à croire que l’on ne va être déçu et bien, on peut penser qu’il y a un loup.

Mais que nenni ! Au départ, ça part dans tous les sens mais en fait, tout est sous contrôle. La mise en place des personnages est rapide et le contexte est simple à comprendre. Dès l’ouverture du film, on sent que cela ne va pas être triste, que l’on va passer un bon moment.
Oui , c’est un bon Allen. Amoral, drôle, qui curieusement nous parle. On se pose la question sur notre morale bien trop souvent en inadéquation avec nos envies et surtout, pas assumées.

Joaquin Phoenix crève vraiment l’écran en homme torturé dans sa tête ainsi que par sa non-chalence et Emma stone lumineuse en étudiante, jeune femme en couple, sous le charme perturbant de son professeur sur la corde raide qui lui aussi est déjà en couple (ou plutôt a une liaison avec une collègue), elle même paumée sentimentalement parlant. Pas vraiment coton tout ça et pourtant Woody Allen manœuvre à merveille sa galère.

Au final, tout à l’air si normal que l’on se demande s’il y a vraiment quelque chose qui cloche ou de répréhensible. C’est limite bien burlesque, car arriver à nous rendre empathique au point d’adouber des actes répréhensibles, yep, totalement… irrationnel.

Sans trop m’avancer, je dirais que Woody Allen a inventé un nouveau genre cinématographique : le thriller-comédie psychologique romancé. C’est assez complexe, je vous l’accorde !

Bon film, bonne toile !