The Walk : Rêver plus haut, +++++

 

Raconté de façon très intéressante – Rythmé et entraînant – Un monde.

Un biopic de plus !? Non ! Car suivre la détermination qui habitait cet homme hors du commun, ce joyeux luron et sa sacrée berlue d’obsession est tout simplement, comment dire…jouissif. Oui ! car, c’était un autre temps, un temps où la transgression était plus qu’excitante car rare, du fait de ne pas être multi-diffusée ou reproduite, donc surprenante. (- #PasDeRéseauxSociauxEnCeTempsLà -)

De surcroît, rares sont les biopics qui piquent notre curiosité et arrivent à vraiment nous surprendre. Celui-ci réussit à provoquer un petit quelque chose de plus en nous, faisant que notre attention se porte sur bien plus que l’intérêt historique. Oui, il arrive à donner des frissons, interpelle et on se prend à le dévorer des yeux, à se laisser porter dans cette périllieuse et excitante aventure très bien retranscrite, éludant que nous connaissions déjà son dénouement. Exaltant !
En effet, l’aventure de Philippe Petit* est contée sans fioritures, est trépignante avec un Gordon-Lewitt en feu parlant un francais plus qu’impeccable, de plus, on se prend de belles leçons de vie au travers de judicieux conseils.

Mais surtout, ce biopic, qui parfois prend des allures de film historique, est aussi un très très très très bel hommage à ces deux tours… jusqu’à la Fin. Revoir les deux tours du World Trade Center à l’époque de leur finalisation (donc un New York du passé, 1962, plutôt bien reproduit à l’écran), après coup, on s’aperçoit qu’elles sont quasiment les personnages secondaires sinon principaux et font de ce biopic relatant une relation très particulière entre un homme et ces deux tours désormais disparues, une histoire très forte surtout quand on se remémore l’événement du 11.9.2001. Des plans de caméra subjectifs nous y incitent assez fortement.

Bon film et bonne toile !

 

  • *Philippe Petit, génial funambule français, connu mondialement pour son exploit, celui d’avoir traversé, illégalement, dans le vide entre les deux tours jumelles du World Trade Center en 1974, sur un câble métallique sans sécurité. Qui dit mieux !?
  • P.S :  Je n’ai pas tenu compte de la manière dont le Paris d’antan est mis à l’image. Pas vraiment important en fait.