Suburra, ++++

Sans concession – Sans chichis – Absorbant.

En business il n’y a vraiment pas de sentiments, enfin…presque… Suburra m’intriguait. Suburra ne m’a pas déçu !

Tous les travers y passent, la mise en scène de l’intrigue suit un espace temps clair et bien pensé.
Côté action c’est simple. Quand ça part en vrille, ça ne loupe pas et d’autant plus que la musique, synthé intense ou électro-pop omniprésente, donne plus de corps quand on est en présence de scènes trashes ou glauques.

Le film montre un nid fait d’une multitude de tribus avec leurs codes, en soi, rien de nouveau. Sauf ce qui est traité ou plutôt mis en avant, c’est – semble t-il – vraiment l’activité mafieuse côté business moderne. L’intrigue est axé sur les liens entre politiciens et mafieux provenant de quartiers populaires, mais aussi autour du religieux.

Ici, c’est comme la métaphore de la merde et du ventilo. Que tu le veuille ou non, tu seras éclaboussé et ce ne sera jamais qu’un peu. On comprend bien qu’il vaut mieux n’avoir rien à perdre, avoir un sang-froid au-dessus de la norme pour survivre à cet environnement. Être malin ne suffit pas.

Bon film !

 

  • Film inspiré du roman éponyme de Carlo Bonini et de Giancarlo De Cataldo.