L’Empereur de Paris, +++-

•Sorti France le : 19 décembre 2018 // Vu le : 27 décembre 2018
•Synopsis et bande-annonce : lempereurdeparis (via Gaumont/YouTube)
•Chronique :

 

—   La littérature accessible – Deux acteurs (un dont le style va parfaitement avec ce type de film et Denis Lavant dont les apparitions sont toujours captivantes par la prestation cf /Holy Motors) – Femmes manipulatrices : mode d’emploi, et l’illustration d’un problème d’efficacité de la Police et de l’administration : racine lointaine du mal   —

1805. Voyage aux confins du Paris d’antan, avec un voyou‎ pas comme les autres, une sorte d’anti-héros qui a décidé de prendre son destin en main. Jamais lu de livre ou de bédé sur le personnage, ce film (me) donne envie !

Vidocq, interprété par un ‎Vincent Cassel très charismatique dans l’incarnation de cet anti-héros et grand personnage de la littérature française, il est bon.
Le film : bien, mais quand l’intrigue commence – très tardivement certes –  c’est mieux, par contre le finish po po po !
Soldat de la république qui n’hésite pas à se réunir pour la cause, çà fait un peu « Gangs of New York » à Paris du début du 19ème siècle, des personnages féminins pas vraiment seconds rôles, L’Empereur de Paris s’apprécie pour l’action, les personnages et surtout la belle reconstitution du vieux Paris, dont la retranscription visuelle de sa grandeur, ses lumières, sa crasse et ses bandits sont bien faits.

« C’est une grave erreur de confondre le peuple et la foule »

Le propos ci-dessus est tiré d’un magnifique face-à-face, peut-être l’instant le plus enrichissant du film…culturellement parlant. Certains qui écoutent les beaux parleurs d’aujourd’hui, à qui sont trop tendus les micros, devraient s’y référer.
Donc de belles paroles, des routes qui se croisent, des destins liés sans qu’ils l’aient souhaité, riche visuellement ainsi que sur le plan culturel, et même si la mise en place prend un peu son temps, ce film historique a de la gueule, du corps, bonne toile et à l’année prochaine !

« Ne pas être coupable, ce n’est pas être innocent. »

 

  • p.s :  Pour vous qui n’êtes pas du genre âme sensible, évitez de vous asseoir à côté d’un public d’un certain âge – surtout ceux en groupes d’amis et couple.s‎ – qui parlent tout le temps où qui sursautent au moindre coups portés, bref évitez d’avoir à vos côtés des personnes qui risquent de vous énerver bien vite à force d’entendre leur : « Ho la la / Oh mon Dieu / Oh non…c’est pas vrai / c’est affreux » lors de certaines scènes très abruptes…même quand elles ne le sont pas vraiment.