Été 85, ++++

•Sortie France le : 14 juillet 2020 __ Vu le : 22 juillet 2020
•Synopsis et bande-annonce : ete85 (via Diaphana Distribution/YouTube)

Chronique :

 

Une entrée en matière assez originale — Gros mystère — Pas de place pour trois et encore moins pour le statique

‎Avec, dès son lancement, une annonce et un avertissement qui met le doute car on ne sait pas si le mystère qui est entier doit être pris comme une métaphore, Été 85 intrigue d’entrée pour ne pratiquement jamais cesser de le faire.

Une époque, des comportements dont des légèretés qui aujourd’hui sont quasi impensables tant la bienséance nous pousse à nous brider, entre un bon samaritain meneur avec sa très belle gueule mais qui a aussi la confiance facile ainsi q’une maman proche de tous et un autre jeunot avec sa gueule  d’ange et sa drôle d’obsession ou de fascination, Été 85 aux premiers‎ abords, bizarrement, on sent qu’il ne s’agit pas d’un film banal.‎
Premiers émois amoureux, première grosse charge émotionnelle non maitrisée avec les conséquences qui sont comme elles sont, je me permets la comparaison en disant que Été 85 est bien plus intéressant que Call Me By Your Name. En effet, sa dynamique et sa sincérité côté récit qui doivent y être pour beaucoup rendent beau ce portrait – pas trop intimiste – d’une période de l’adolescence, il n’est pas trop triste, est facile d’accès et est pour tout public.

Le sentiment de culpabilité, des terminologies précises mais à contextualiser, ‎l’ambiguïté, surtout de l’ambuiguïté.
Pour moi, l’ambiguïté est au cœur de Été 85. Le film joue dessus, il nous balade, nous rend curieux et avec des petits propos ici et là, jamais rien de trop, il nous met en état de manque et de frustration. À peine à une demi-heure de déroulement de film, certain.e.s d’entre-vous serez dans l’adoration voire la contemplation ou dans un sérieux état d’inquiétude.

« Parfois, on a du mal à le suivre. »
Cela peut aussi concerner la trame du film, car oui parfois on a du mal à suivre‎, mais cela n’enlève rien à son attractivité.
Le rythme est bon, l’histoire d’une complicité naissante entre deux amis, amis qui ne sont pas des personnages lisses, l’été qui est la saison des rencontres en tout genre, positif à sa manière, ce film pas comme les autres et dont les deux parties se remarquent bien, nous mène bien en…bateau ! Bonne toile !

 

« Quand on dit la vérité à un ami, il vous en veut pour la vie »

 

 

  • Adaptation cinématographique du livre « La Danse du coucou (Dance on My Grave) » d’Aidan Chambers, 1982 (Pas lu).

 


 

@cineprochereviews

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