Maestro(s), +++++ ♥

•Sortie France le : 7 décembre 2022 __ Vu le : 24 décembre 2022
•Synopsis et bande-annonce : maestro-s (via Apollo Films/YouTube)
•Chronique :

 

Un siège vide durant un grand instant de vie — Pierre Arditi — De la très bonne musique …

Querelles, jalousie, choix déterminant à faire, mélodrame psychologique sur le « Passer la main » ou encore l’anormalité des liens parentaux avec les parents qui devraient être fiers de la réussite de leur.s enfant.s, même si ceux-ci les surpassent les faisant de fait passer en second, non, Maestro(s‎) n’est pas là que pour nous divertir !‎

Ce film, c’est le fameux et éternel « Tuer le père » , avec une femme et mère au centre d’une relation toxique dont on ne sait pas grand chose. C’est aussi une belle illustration de l’expression : « Avoir le cul entre deux chaises. »
Homme passionné et aigri versus son héritier passionné‎ et écrasé par le poids de son héritage, en effet, pas vraiment une comédie populaire, pas un pur film dramatique, Maestro(s) est une œuvre dramatique grand public légère, plaisante, il oscille entre l’intimisme et la gravité.
Généreux, il invite à se laisser aller devant ‎des interprétations – principales comme secondaires – qui font de ce film sur l’amour et la complicité un très beau moment à regarder.
Parfois il prend aux tripes du fait de s’identifier au personnage du fils, parfois il est agaçant, surtout quand on est soumis au comportement enfantin de certains.

À peine 1h30, et comme cela est très bien dit : « Point trop n’en faut. »‎
Car dans Maestro(s), il y a des thématiques qui imposent l’introspection, il y a la musique qui nous vide la tête, une belle histoire avec une forme très plaisante, oui ce film, pas dit qu’autrement présenté, le plaisir aurait été si grand.
En effet, la durée bien que courte permet d’aller à l’essentiel, d’éviter des rajouts avec des longueurs insipides, et c’est très bien. Bonne toile !

 

 

« C’est un père, il sera heureux pour son fils. Cela le consolera »

« La pire humiliation qu’il y a pour un père, c’est la pitié de son fils »

 

 

  • *Inspiré du film israélien Footnote (2011) de Joseph Cedar.
  • p.s :  Préconisation de la bande sonore.

 

 


 

@cineprochereviews