Le loup de Wall Street, ++++-

 

Cru – Rythmé, déjanté et survolté – Matthew à fond dans le rôle.

Et pour finir l’année en beauté, je demande Leonardo Di Caprio et Matthew McConaughey dans le pire des états qui soit.

Le loup de Wall Street, C’est Gatbsy Le Magnifique sous stupéfiants. Je sais, le raccourci est bizarre. Au diable la classe internationale. Leonardo continue de s’amuser. Mais ici la récréation est complètement hors de contrôle.

Alors ce biopic !? Et bien c’est le talent d’être arrivé à faire aimer durant presque 3 heures un environnement abjecte et le top du cynisme. Mais pas n’importe lequel, celui au firmament.
Du grand art.

La scène de l’entretien au resto avec un Matthew McConaughey bien transformé – l’une des plus belles du cinéma contemporain – permet de comprendre tout ce petit monde, mais la suite, quel énorme bordel de profusion.
Argent, drogues, alcool, femmes, des personnes de petites tailles utilisés pour un curieux amusement, profusion de pratiquement tout, full access…des singes. No limit !
Un barnum sans nom qui je l’espère a été exagéré. Dans d’autres cas, Heu…mouais !

Mené tambour battant, le show Leo, une fois lancé ne s’arrête quasiment jamais.
Son interprétation est tout simplement ahurissante.

Étonnement drôle et abjecte car lyrique et dramatique, subjuguant et peinant à la limite de la désolation, faisant preuve de folie douce et d’une inconscience pure, sidérant car cela fut réel, le film est efficace de justesse pour ce qu’il veut nous montrer tout en sachant qu’en grande majorité nous serons cinglants au niveau de la critique. Non pas de la forme, mais du fond.

« Moral. Mo quoi ?«  Le loup de Wall Street se fout des jugements.

Cette satyre aigre-douce qu’est Le loup de Wall Street concentre en lui beaucoup de ce qu’un bon nombre de personnes dénoncent, rejettent, condamnent. Mais, il y a Leonard Di Caprio, et qu’importe toute le rancune que l’on peut avoir envers ce monde de trous du …, on aimera ce film parce-qu’il y a Leo à l’écran et Martin Scorsese aux manettes.

 

 

  • Inspiré d’une histoire réelle et de l’autobiographie du courtier en bourse Jordan Belfort.
  • P.S :  N’oubliez pas une chose. Payer sa place de cinéma pour aller voir ce film, c’est rapporter du fric au mec qui a inspiré l’histoire. On est à Hollywood, et cela m’étonnerait fort que Jordan Belfort ne s’est pas assuré, après avoir vendu son histoire, de toucher du droit à l’image. Il n’y a pas de petits profits.

 

@cineprochereviews