The Crow (2024), +++-

•Sortie France le : 21 août 2024
•Synopsis et bande-annonce : the-crow-2024-vostfr (via Metropolitan Films/YouTube)
•Chronique :

 

– Nouvelle adaptation cinématographique tirée de la série de comics éponyme parue en 1989 (Pas lu) –

 

Violent Violent Et violent …

Du violent, de la violence et… c’est en effet bien violent tout ça ! En substance, c’est ce que j’ai retenu du film. Très concrètement, c’est l’essentiel de ce que j’en ai retenu une fois être sorti de la salle : Le gore et l’aspect assez fan service pour le public masculin. Je m’explique !

Tout d’abord, petit avertissement : Si vous êtes sensibles à toutes formes de violences sur un être vivant, ce n’est pas un film pour vous. C’est assez limpide je pense comme propos !
Pour la suite de mon ressenti, c’est simple :
– La version avec Brandon Lee est un très très très lointain bon souvenir et tant mieux. Je l’ai encore en vhs, c’est dire !
– ‎Hormis effectuer le constat que la demande en tatouage gothique et trash va être fortement relancée suite à ce film, le reste, je suis persuadé que question d’éviter de faire des comparaisons, c’est bien d’oublier la première adaptation et de rester sur la bonne impression qu’elle vous aurait laissé.
– Un remake est censé reprendre les plus grands traits de l’existant, sauf si ledit remake n’en est pas un et se veut plus être une nouvelle adaptation cinématographique de la série de comic book.
Donc, The Crow (2024), j’opte pour l’option 2, pour le fait qu’il s’agit d’une nouvelle adaptation de la série de comic book, car si remake, quid de l’absence de cette référence marquante dans l’inoubliable adaptation de 1994, avec le personnage incarné par Brandon Lee (- ou sa doublure, puisque le drame -) dans son appart accompagné d’un corbeau sur l’épaule, juste avant le saut de sa fenêtre.

Le film, côté fond et forme !?
Comment guérir un homme profondément meurtri et auquel on arrache ce qu’il entrevoyait comme une lueur d’espoir dans sa jeune vie chaotique ?
Bah, c’est con, mais ce qui pour moi s’apparente à un bon teen movie à la fois très esthétique et gore, avec une romance qui m’a ennuyé, un style dont je considère que sa forme est du genre qui de plus en plus n’apporte rien dans la profondeur au récit dans ce type de film…surtout quand cela est à rallonge, The Crow millésime 2024, les références et messages sont là, mais je pense que comme moi, c’est limite si on ne s’en fout pas.
Donc petit coup de gueule, parce que cela devient de plus en plus lassant, ‎à la question : De nos jours, pour qu’un film sur des jeunes amoureux écorchés vifs fonctionne, y a-t-il besoin de racolage visuel pour donner du corps à l’œuvre, du corps à un film d’action censé être dans la catégorie film noir‎ ? Pour moi, durant ce film, définitivement la réponse c’est NON !‎
Alors, appel aux prods : Plutôt que de proposer‎ des rajouts lors de la sortie d’un film sur les plateformes de streaming ou en support physique, proposez au cinéma une version avec le minimum de ce type de contenu racoleur et pensez à offrir un montage s’inspirant de la demande de la Gen Z (- Oh misère, oui, j’en suis là ! -) qui estime qu’il y a une sur-utilisation de la sexualité dans les films et séries. Si le besoin se ressent de regarder des films dans lesquels il est certain que l’on aura l’offre de mâter toujours les mêmes types de corps — et au passage, ici au Diable l’inclusion, ainsi que le circonstanciel — ‎les concerné.e.s savent où trouver cela. C’est dit !

Le film, fond et forme !? (Partie 2)
Le monde est noir, sombre. Les gens de pouvoir sont vraiment les meilleurs alliés des ténèbres. Oui, oui, oui et oui, bah oui !
Long à venir, très vite l’impatience m’a envahi, mais aussi le regret d’être dans la salle et puis bammm, oui bammm lorsqu’enfin l’action lancée, bon Dieu que c’est bon de voir toutes ces crapules — surtout deux qui semblent former un couple — se faire démolir.
Le plus dur dans une vengeance n’est-il pas de se lancer !? Le film c’est beaucoup cela.‎
Aussi une belle incarnation de la vérité qui se voit dans l’œil cristallin d’un animal pur, ‎la présente œuvre respecte en tout les messages de fond comme la Justice, l’amour pur, bref elle évoque bien comme il le faut la puissance de la pureté des choses et à quel point le superflu et le galvaudé ne protègent en rien, mais bien au contraire.
Film sans beaucoup de saveur car j’ai trouvé que  l’artificielle d’aujourd’hui l’habite trop, toutefois j’avoue avoir perçu ses messages dont, plus jeune, je n’avais point prêté attention.

The Crow (2024), côté action !?
C’est le sang noir qui engraisse les rouages d’une machine à tuer en veille et qui désormais possède « Le pouvoir d’échapper à la mort » , donc qui peut se lancer dans des missions punitives en devenant le bras armé sombre de la Justice, où en tant que l’Ange, le Justicier de la Mort, il pourra détruire  les personnes qui abusent trop d’Elle (la Mort). Ça claque quand même de voir un chasseur qui devient la proie. Cette posture est toujours un régal.
Et je confirme ! Si voir de la chair humaine, du sang et entendre des vertèbres se briser vous fait tourner de l’œil, passer votre chemin ou‎ sinon serrez les dents pour laisser les autres en profiter tranquille.
LA scène, celle de l’Opéra, po po po po po !‎ Hà là, c’est du 20/10, du joli carnage ! En mode killing them with STYLE, no limit et désolé pour les technicien.ne.s de surface qui auront beaucoup de boulot. La représentation est sublime et je confirme que le sabre (comme le marteau, la hache, les couteaux..), il n’a que ça de bon dans les films de gros fights. Oh mama mia ! Un duel au couteau John Wick vs Eric « Crow » Draven qui gagne ? (- Oui, j’ose dire ça ! -)
Je re-confirme aux personnes qui iront voir le film accompagnées d’un ou d’une tierce à l’âme sensible qu’elles doivent s’épargner cela, ÉPARGNEZ-NOUS cela !
Épargnez-vous et à nous cela dans le sens où être obligé de supporter quelqu’un — devant soi — qui sans cesse tourne la tête par dégoût, cela accompagné — bien sûr — des petits cris, bruits ou rires générés par la peur durant les meilleurs moments du film qui sont ses scènes ‎de violences qui ne font pas dans la dentelle, oui de grâce, ne gâchez pas le peu de plaisir qu’offre ce film et mieux, si vous n’avez pas le choix, prenez vos places loin des autres — que vous éviterez de transformer en victimes collatérales — pour ne pas les gonfler.

The Crow (2024), noté bien :
– Mon ressenti qui oscillait entre 3 et 3.5, pour monter à 4 (- Parce que cette scène dans l’Opéra, miam miam ! -) est retombé à contrecœur à 3.5, cela faute à un duel tant attendu qui confirme que comme dans beaucoup de bons films récents (- À l’image de « City of Darkness » -), côté budget, la réa ou/et la prod mettent plus le paquet sur la grosse scène précédant celle du finish, qui elle se retrouve bâclée, avec cette forte impression que le sacrifice soit écrit d’avance.
– Ressenti à 3,5 car je n’ai pas détesté le film, ce du fait de l’avoir pris pour une nouvelle adaptation de la série du comic book, mais une adaptation qui… ne vole pas de ses propres ailes. Je m’explique… encore !
Donc explications :
– Le fait d’avoir eu l’impression que ce film voulait coller à l’adaptation de 1994 fut forte. Ce rapprochement est certainement dû au fait qu’il s’agissait d’une époque avec son public qui a été marqué par ce dernier, mais surtout par la tragédie de la perte de son acteur principal. (- Donc il risque d’y avoir un gros ressenti de sacrilège à l’encontre de cette version 2024 -)
– Son vengeur qui pour moi claque et est bien porté par Bill Skarsgård, mais que j’ai trouvé mal secondé en la personne d’un second personnage féminin trop faible et d’un chef de méchant qui au final ne vaut pas plus qu’un méchant de Marvel Studios ou DC Comics, bah c’est dommage !
– Et puis nous sommes en 2024 et sociétalement les choses ont évolué, donc quitte à faire une nouvelle adaptation, pourquoi ne pas s’autoriser — malgré la fatalité — un personnage féminin moins fragile, dont la présence ne serait pas là pour l’exploitation de sa plastique !?  (- Pour changer ! -)
– Question d’être certain de se démarquer de bon nombre d’autres films d’action, pourquoi prolonger le plaisir du public en donnant dans la surenchère côté carnage durant la scène de fin du film‎ n’a pas été ce choix là ?
– Pourquoi ne pas avoir utilisé un autre style graphique type celui de Sin City où là, l’exploitation du carnage causé par le sabre et les flingages aurait pu être sympa !?
– Bref pourquoi ne pas avoir plus osé !?

Bilan.
Faussement rock’n’roll, plus glam-rock-gotho-gore, en effet, en noir et blanc et sans tous ses superflus de longueurs, le film aurait eu plus de gueule. Ce fut aussi ce que je me disais tout du long du visionnage.
Opéra gothique chic, trop propre, trop maîtrisé trouveront certains, quand d’autres comme moi apprécieront le gore. Le gore oui, mais pas assez de punk je dis !
Donc, aux personnes qui voudront le décrier, faites-le objectivement, c’est-à-dire en vous basant sur l’idée qu’il s’agit d’une nouvelle adaptation et non d’un remake.
Bonne toile !

 

  •  p.s :  Sang noir, encre noir. Je pousse peut-être loin la réflexion, mais il y a-t-il une mise en miroir ?
    Cette encre dans la peau qui ne vous quitte pas et est présente par le choix d’exprimer de la sorte qui on est, incarne-t-elle la violence en nous ?

 

 

« Le pire ennemi de l’amour est le doute »

 

 


 

@cineprochereviews