Le Comte de Monte-Cristo, ++++

•Sortie France le : 28 juin 2024
•Synopsis et bande-annonce : le-comte-de-monte-cristo (via Pathé/YouTube)
•Chronique :

 

Dernière adaptation cinématographique du roman dit feuilleton éponyme de 6 volumes publié par Alexandre Dumas de 1844 à 1846 – (Lu, mais il y a un bail)‎

 

Une époque où les pères ne se cachaient pas pour pleurer la réussite de leur.s enfant.s Classe sociale, jalousie, secrets, entre-soi Une leçon de vengeance dans un blockbuster à la française de trois heures qui passent bien …

« Tu n’es pas coupable, mais‎ tu sais des choses que l’on ne veut pas entendre »
De la lumière à l’ombre, de l’ombre à la lumière, ‎enfermé à 19 ans pour un crime qu’il n’a pas commis, ils lui ont enlevé 14 années de sa vie si prometteuse.
Début du 19ème siècle, adaptation cinématographique présentée sous forme d’un film d’action, un super thriller familial, politique, social dans lequel on voit l’ascension, puis la chute d’une personne qui dérangeait et menaçait des intérêts bien personnels, ‎on suit la vengeance ainsi que de la revanche de cette personne qui fut très injustement privée de sa liberté durant 14 ans. Bref, Le Comte de Monte-Cristo, tout est dans la série de livres dont est inspiré le film et le spectateur que je fus, mais qui ne se rappelle pas à la voyelle près du roman, a apprécié cette adaptation moderne qui ne semble pas avoir pris trop de liberté stylistiquement parlant pour passer sur grand écran.
Car oui, allez savoir, mais le fait de ne pas se rappeler du roman s’autorise d’être vierge de toutes références, donc permet d’éviter cette récurrente tentation qui est le fait d’effectuer des comparaisons ou de faire des reproches si des largesses scénaristiques sont faites lors d’une adaptation. À nouveau, bref, j’avoue avoir passé un moment plutôt agréable.

Le Comte de Monte-Cristo, (2024), on voit des salauds qui sont des bons salauds avec des occasions qui tombent à pic et dont ils profitent pour prendre ce qui appartient aux autres, et vraiment, j’ai adoré la prestation de Laurent Lafitte (- c’est fou comme les rôles d’enfoirés lui vont bien. Avis très personnel. -), mais la scène de la rencontre dans l’orphelinat avec l’annonce d’un projet, cette scène est pour moi la plus belle.
Semer la déchéance et le déshonneur, savourer le désarroi, oui c’est très jouissif comme vengeance, en effet cela semble bien plus l’être que de juste tuer d’une balle celui, ceux, celle‎.s qui vous ont injustement tout pris.

‎Une mise en image captivante, des décors et costumes qui me sont apparus comme un sans faute, ‎l’adaptation cinématographique de cette quête de justice ainsi que les aventures humaines comme les mésaventures sont visuellement plaisantes, l’intrigue est prenante avec des somptueux jeux de dupes, ce film historique et d’aventures dont la musique d’ambiance participe beaucoup à nous maintenir dans le déroulé de son récit ne souffre vraiment pas de défaut… hormis ce paradoxe qui est d’être captivé parce ce qui se passe à l’écran alors que sur l’ensemble, ce n’est pas ‎très mouvementé. J’explique ce paradoxe par le fait que le film contient beaucoup de cours instants qui même sans actions sont intense‎s et que le montage soit très bien effectué. Point de griefs à l’encontre de la forme.

Je conclus en relevant que l’ensemble du casting m’a donné du plaisir, surtout Laurent Lafitte comme je l’ai déjà mentionné, mais le personnage de Lord Halifax, po po po po, là, Pierre Niney est terrible dans l’incarnation ! Bonne toile !

 

 

  •  p.s :  Dimitri Rassam (producteur aussi des récents Les Trois Mousquetaires) semble avoir trouvé le bon filon en ce qui concerne l’exploitation – réussie –  au cinéma des récits d’aventures provenant de la grande littérature française. Pourvu que cela dure, mais en conservant l’esprit des deux grands titres déjà adroitement exploités que sont « Les trois mousquetaires » et « Le Comte de Monte-Cristo. »

 

 

« Les fils paieront pour les crimes de leur père »

« Quand on est riche, on n’est jamais trop quoi que ce soit »

« Si votre âme est pure, les fantômes ne vous hantent pas »

« La connaissance est une arme qui libère autant que celles faites pour tuer »

« On ne peut pardonner qu’à ceux qui vous demande pardon »

« En politique on ne supprime pas un homme, on supprime un obstacle »

 

 


 

@cineprochereviews