
•Sortie France le : 3 juillet 2024 •Synopsis et bande-annonce : elyas (via StudioCanal/YouTube) •Chronique :
Notre Liam Neeson national ? — Notre Denzel Washington ? — Notre John Wick ? …
…Non, juste notre très cher Roschdy Zem en mode : « Pas un soldat. Un guerrier ! » J’avoue, c’est assez sympa !
Roschdy Zem est ici en mode : « Ne me cherchez pas ! » et compte-tenu du scénario d’Elyas, il est difficile de ne pas faire de comparaison avec les références de films d’action hero américain, surtout avec le célèbre Man On Fire.
Elyas ?
1- Victime d’un trauma militaire aigu, Elyas est en permanence en mode ultra-vigilance.
2- Nour est une sacrée petite peste de 13 ans, le genre d’enfant unique issu d’une famille très riche et dont les parents n’ont pas de temps à lui consacrer. Pourtant, elle est attachante.
3- Il y a une grosse menace.
Voilà, ainsi pourrait se résumer le film. Mais… !
Peu parfois sonner ou faire creux, il y a des choses qui ne le sont absolument pas comme les scènes d’action et là, ça y va !
Autres points forts, la tension est palpable et le professionnalisme d’Elyas qui détonne surprend, surtout avec parfois ses méthodes de black-out jamais vu ailleurs.
Personnage au gros passif dont certains semblent se jouer, Elyas, là aussi, il y a une grosse intrigue, celle-ci est accompagnée de la présence d’un danger qui semble être partout. Quant au creux que j’évoquais, en fait, il participe grandement au réalisme des faits qui pour le coup, grâce à un ensemble bien combiné, donne un film qui ne fait pas gros film d’action hollywoodien.
Thriller politique et social, film d’action pas trop trop énervé sur l’ensemble du récit de cette fuite pour survivre, j’avoue parfois avoir eu des nœuds au ventre à cause du sort de certains personnages et de l’injustice causée par l’impunité des personnes qui ont tous types de moyens et de méthodes pour en bénéficier.
Assez bon mix entre Equalizer, Man on Fire et Léon, mon principal grief est que j’ai trouvé qu’il comportait un petit souci de lisibilité.
En effet, l’embrouille qui s’y trouve et qui a été gérée pour justement bien nous perdre est immense et j’avoue avoir été souvent perdu dans ce qui est qui ? Qui fait quoi ? À qui faire confiance ? Qui trahit qui, si trahison il y a ?
Quand on découvre le pourquoi de tout cela, on peut se dire que c’est tout con, mais si on y réfléchit bien, on peut trouver cela bien vu, car pas déconnant.
Elyas n’est « Pas un soldat. Un guerrier ! »
Le très gros problème quand on met Elyas hors de lui, est qu’il faut massivement recruter après qu’il ait remis les pendules à l’heure.
Elyas est un film qui montre que très courte semble une carrière la vie dans ce segment du secteur de la sécurité. Bonne toile !