
•Sortie France le : 14 août 2024 •Synopsis et bande-annonce : city-of-darkness-vostfr (via Metropolitan Films/YouTube) •Chronique :
– Adaptation cinématographique du livre éponyme écrit par Yuyi –
Le grand banditisme, cet impitoyable milieu — Votre passé qui vous rattrape et voilà des mauvaises nouvelles avec lesquelles il vous faut composer — Film qui trompe son petit monde à bien des niveaux …
Des cris, des coups, de la casse, ça tranche, ça mord, du sang sans pour autant que cela soit un festival, du mouvement qui fait bouger de son siège, bah normal, c’était annoncé comme tel, mais… !
Kowloon, une citadelle qui a donc vraiment existé et dont l’ensemble, quand cela était bien géré, se qualifiait de lieu « melting pot du crime » où tout se passait bien.
Année 1980, comme partout dans le monde, des changements s’amorçaient, les opportunités aiguisaient les appétits et pas qu’un peu.
Hommage à un lieu…atypique, ce film, je l’ai longtemps attendu. Son lancement m’a mis un gros doute, puis ça a été, mais curieusement, il m’a manqué un truc ou plutôt, je m’attendais à quelque chose de différent.
Concrètement, la troisième scène de combat avec ce mec au couteau et qui se termine dans un salon de coiffure, j’avoue qu’à cet instant, mes doutes se sont vite dissipés, mais… !!
City Of Darkness, OK, les chorégraphies de combats claquent — bon les ralentis, je les ai trouvé de trop —, les personnages sont tous au niveau surtout deux des chefs de triades qui sont aux antipodes, mais dont le plus carré (Cyclone, avec son équipe de malades) est de ceux qui s’apprécie beaucoup dans ce type de films. Il est le genre de gangster qui malgré ses actes se respecte, car possède une ligne de conduite et de l’honneur.
City Of Darkness, il y a aussi un aspect huis clos qui se ressent, mais que je n’ai pas trouvé oppressant.
Côté intrigue, car oui, il y en a vraiment une, elle est du genre qui apporte de la profondeur d’âme à une trame qui pourrait sembler facile. Mais… !!!
Après une sacrée scène que je pensais être celle du finish — je spoile un peu en disant que le film est à l’image de ce lieu très convoité qui donne l’impression d’un territoire sans fin — j’avoue que son basculement avec un anti-héros et ses potes en mode team… Avengers ou Suicide Squad, cela m’a quel que peu perturbé, mais surtout m’a définitivement fait penser aux grands films de Kung-Fu du type : IP Man, Fist of Legend, Crazy Kung-Fu, The Grandmaster… qu’à du The Raid.
Oui, toujours au sujet de cette fameuse avant-dernière scène, qui rhaaaa !!!!!!, sur le coup, je me disais ça y est, enfin une scène qui va supplanter ma référence en la matière qui est celle de l’hôpital dans le film À Toute Épreuve de John Woo (1992), hé bien non !
Toutefois, les surprises qui s’y trouvent et qui sont nombreuses, surtout côté personnages, sont intéressantes car dedans, l’expression « Fichues apparences » prend tout son sens.
De manière plus concise, City Of Darkness :
– C’est un paumé qui a de surprenantes capacités et facilités au combat, ce qui en étonne beaucoup.
– C’est la découverte de la fameuse et historique Citadelle, ce lieu dangereux où la valeur forge l’amitié, et qui assurément semblait être un lieu plus sûr que certains de ceux se disant être des pays démocratiques.
– C’est le fait qu’il y a toujours plus fort que soi…et plus malin aussi.
– C’est le constat qu’il y a des héritages plus lourds à porter que d’autres et il y a des alliances qui parfois sont obligées de se faire pour survivre.
– C’est de la violence qui ne fait pas ressentir une grosse brutalité, tant la théâtralisation des scènes de combat fait trop bien son job. À nouveau, je considère que City Of Darkness est une belle œuvre, un bon film d’action, mais le genre qui peut être qualifié de digne héritier moderne des grands films d’arts martiaux d’antan. Cette précision est manquante sur l’affiche.
– C’est une déception personnelle quant à la trajectoire de certains personnages comme Dik Chau, qui si… non rien !
Ressenti mitigé donc sur un film aux apparences trompeuses, un film sur une grande amitié et un grand secret.
Allez, je n’impute pas ma mini-déception au film, mais plutôt à ma maladresse de ne pas assez avoir tenu compte que j’allais d’abord voir un film de Kung-Fu moderne qui pendant visionnage, m’a vraiment fait trouver qu’il reprenait à l’excellence les codes de ses prédécesseurs.
Hormis le très bon polar Limbo, je n’ai pas vu les autres œuvres de ce réalisateur dont le présent City Of Darkness et ses combats chorégraphiés m’ont (- je radote -) fait penser à ces films que j’ai vu pour le coup : IP Man, Fist Of Legend, Crazy Kung-Fu, The Grandmaster, The Assassin…plus qu’à The Raid.
Toutefois, City Of Darkness est exactement le genre de film d’action qui fait plaisir à voir ne serait-ce que pour ce moment jouissif où un enfoiré de première se fait démonter (- Je suis resté le plus poli possible sur ce point -). Bonne toile !