Tu veux ou tu veux pas ?, +++


Une furieuse envie d’être à la place de Bruel – Presque dommage que ce soit si court pour la même raison que précédemment – Un duo inattendu.

Attention. Ce film peut parachever votre choix de rester célibataire, ou de vous conforter dans le fait que le couple est un concept à la con. Enfin , je dis ça, je dis rien !

Alors ! Une comédie un peu film de mœurs mais surtout très burlesque, Tu Veux Ou Tu Veux Pas ? explore sans complexe les turpitudes de deux addicts du sexe, pour petit à petit, se muer en une romance bien couillue avec des sacrés rebondissements, question de ne pas en faire, un énième film romantique.
 
Sophie Marceau dans tous ses états, Patrick Bruel en mode « je contrôle mes pulsions » , le couple et ses difficultés et surtout sa routine, ce film est un peu une fenêtre ouverte – et surtout pas un mode d’emploi – sur la complexité d’assumer ses propres désirs sexuels, surtout quand on est couple, et que le dialogue n’est pas évident, notamment quand on fait tout pour. Ouverte aussi sur ceux qui l’assument très bien.

En gros, il faut un juste…milieu. L’attraction physique n’est pas tout dans le féminin et le masculin pardi.

La souffrance affective est, enfin, j’en ai eu l’impression, un sujet qui est abordée, et aussi l’amitié homme-femme.
Même si la légèreté est la dominante dans ce qui s’apparente à un jeu du chat et de la souris, avec une qui fait un rentre dedans permanent, mais qui assume, un peu gaffeuse, et un qui n’avait pas du tout besoin de ça, on appréciera le tac au tac en ces deux personnages qui se tournent autour.
Mais, ne vous y trompez pas, car pour être crédible, les séances des couples en crise, bien trouvées, provoquent par moment un retour sur terre qui toutefois n’est pas triste non plus. Ce sont ces instants qui contre-balancent avec la comédie des deux sex-addicts. 

Avec beaucoup de scènes très courtes, le rythme du film est assez agréable car il fait que le spectateur ne quitte pas trop l’écran des yeux, et son humour avec des scènes parfois caustiques et cocasses font passer un agréable moment point de vue détente. C’est assez funky !

 

  • P.S :  Pour la poésie de Jean-Pierre Marielle et Patrick Braoudé en écureuil un peu spécial. Peut-être la plus belle du film.

 

@cineprochereviews