La famille Bélier, +++++

 

Une qui vit la vie façon couteau suisse, d’autres la subissent – Peut être pratique comme situation et en même temps cause de bien de quiproquos, mais il ne pas en vouloir à ceux qui s’oublient – Quatre vies : l’adolescence, la responbilisation précoce, la vie rurale, la séparation et l’éloignement.

Beau et bien fait, avec toutefois le gros risque que la comédie l’emporte allègrement sur l’objectif principal, qui semble être de nous rappeler le quotidien d’une ado seule entendante dans sa famille. Une expérience, amenée de façon forte intelligente, car se manifeste à travers une expérience originale et inattendue de « Vis ma vie » (-mes oreilles s’en souviennent encore-), nous donne un petit aperçu de ce quotidien. Et pour donner un peu plus de corps au film, cela se déroule en milieu rural.

Cela sentait bon le cliché et le racolage, car il semblerait qu’avec tous les éléments cités précédemment, et bien que l’on ratisse très large côté public.
Bien heureusement, tout est bien dosé, même si on peut trouver qu’ Elmosnino, au top, vampirise beaucoup l’espace. Mais passons !

À la limite de la claque émotionnelle grâce à des acteurs dont deux (Karin Viard-François Damiens) plus que crédibles dans un rôle de composition complexe si inhabituel pour eux au ciné, et surtout, une jeune actrice empathique qui porte bien le film.
Malgré les très bonnes prestations des « trois stars » (Viard-Damiens-Elmosnino), elle nous guide aisément dans son univers sans jamais donner l’impression de faire une fausse note. Son implication est totale, sa crédibilité côté interprétation sans faille. Et c’est tout simplement le paroxysme côté surprise, quand elle dépoussière les belles chansons de Michel Sardou de sa belle voix. Elle leur redonne vie.

Pour preuve le finish…ce finish qui fait monter ce petit quelque chose que l’on ne peut contenir, car ravive tant la mélancolie, notre mélancolie. Pour ceux qui vivent ou qui ont vécu un éloignement de la sorte surtout côté parents « le laisser-partir » , vous savez déjà de ce dont je parle.

Émotionnellement parlant, la dernière fois où cela a été aussi fort (contexte + musique), c’était avec le film Le Concert, plus précisément son bouleversant finish.

Certains mauvais esprits diront que le succès était prévisible vue que tous les ingrédients sont réunis pour : un p’tit peu des Les Ch’tis, un autre d’Intouchables, Les Visiteurs et Les Choristes. Oui, et ! Ce n’est pas très grave, et honnêtement, si tel est le cas, on y fait pas vraiment attention, tant c’est bon.

Ils ont tous pris la réalisation de ce film très à cœur. Cela se voit, cela se ressent, et l’hommage à la langue des signes, donc à tous ceux l’utilisant, est sincère et BEAU.

Bravo !

(calm-lsf.org)

 

  • P.S :  Bande son à se procurer pour les trois titres suivants : Je vole (-sniff, snifff. Oui les larmes coulent encore, et alors !-), Je vais t’aimer, La maladie d’amour. Oui, Michel Sardou est très présent. Il y a un fan dans l’équipe.

 

@cineprochereviews